Moyen-Orient : Donald Trump annonce la suspension de frappes contre l’Iran sous condition d’un accord

Le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis et Israël avaient décidé de suspendre les frappes prévues contre l’Iran, à la suite de demandes formulées par Téhéran et plusieurs pays du Moyen-Orient. Cette décision reste toutefois conditionnée à la conclusion rapide d’un accord entre les parties.

Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a affirmé que les États-Unis étaient prêts à lancer des frappes d’une intensité « jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale », avant d’indiquer avoir accepté de renoncer à cette opération à la demande de plusieurs acteurs régionaux.

Le président américain a précisé qu’Israël soutenait cette démarche. Selon lui, un éventuel accord devra notamment prévoir la réouverture complète du détroit d’Ormuz et mettre fin à la menace nucléaire iranienne.

Cette annonce intervient alors que Washington a récemment invité ses ressortissants à envisager de quitter le Moyen-Orient en raison d’un risque d’escalade du conflit.

Selon plusieurs médias américains, les États-Unis et Israël envisageaient des frappes conjointes contre des infrastructures stratégiques iraniennes, notamment des raffineries de pétrole et des centrales électriques.

D’après le média Axios, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a échangé avec Donald Trump pour l’inciter à privilégier la désescalade et à renoncer à une intervention militaire.

Le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur, avait indiqué quelques jours plus tôt que des discussions étaient en cours entre les différentes parties afin d’apaiser les tensions, notamment autour du détroit d’Ormuz.

De son côté, l’armée iranienne accuse les États-Unis d’alimenter l’escalade militaire dans la région. Par ailleurs, une enquête est toujours en cours en Égypte après qu’un drone a frappé un navire gazier appartenant à une entreprise américaine dans un port égyptien.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a estimé, dans un entretien accordé à Fox News, que les capacités militaires de l’Iran avaient été considérablement affaiblies et que Téhéran semblait désormais plus disposé à négocier un accord sur son programme nucléaire.

Le conflit actuel a débuté le 28 février avec des frappes menées conjointement par les États-Unis et Israël contre des cibles iraniennes, suivies de représailles de Téhéran à l’aide de missiles et de drones. Malgré la signature d’un protocole d’accord à la mi-juin pour favoriser des négociations, les affrontements ont repris au début du mois de juillet.

Les tensions se sont également étendues à la mer Rouge, où les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, ont annoncé un blocus des ports saoudiens et revendiqué plusieurs attaques contre des navires et des installations pétrolières. Cette situation accentue les inquiétudes concernant la sécurité du trafic maritime dans les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb.

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