Nigéria : un soldat interpellé pour trafic présumé d’équipements militaires

L’armée nigériane a annoncé l’arrestation d’un militaire soupçonné d’avoir alimenté des groupes terroristes en équipements militaires dans le nord-est du pays. Le soldat Mohammed Yusuf, membre du Corps du matériel de l’armée, a été interpellé le 25 juillet 2026 à Maiduguri, dans l’État de Borno, alors qu’il tentait de rejoindre le Cameroun.

Selon un communiqué de l’armée, l’opération a été conduite par le 7e Groupe de police militaire grâce à des renseignements humains. Le militaire faisait l’objet d’un avis de recherche depuis le 23 juillet pour son implication présumée dans un réseau de fourniture illégale de matériel militaire à des groupes terroristes et à des organisations criminelles actives dans les États de Borno, d’Adamawa et de Yobe.

Les premières investigations indiquent que le suspect avait quitté son unité le 7 juillet avant de trouver refuge dans le quartier de Gomari Costain, situé dans la zone de gouvernement local de Jere, avec l’appui présumé d’un complice.

Les autorités militaires ont indiqué que Mohammed Yusuf reste placé en détention au sein du 7e Groupe de police militaire. Les enquêteurs cherchent à déterminer l’ampleur de ses activités et à identifier d’éventuels complices.

L’armée estime que cette interpellation témoigne de l’efficacité de son dispositif de renseignement et réaffirme sa volonté de poursuivre tout membre des forces armées impliqué dans des actes susceptibles de compromettre la discipline militaire et la sécurité nationale.

Le capitaine Muhammed Goni, porte-parole par intérim de la Force opérationnelle conjointe du Nord-Est, a assuré qu’aucune personne impliquée dans le soutien au terrorisme ne bénéficiera d’impunité. Il a également invité les populations à continuer de transmettre des informations fiables aux forces de sécurité.

L’opération Hadin Kai demeure la principale campagne de contre-insurrection menée par l’armée nigériane contre les groupes jihadistes, dont Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), toujours actifs dans le nord-est du pays.

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