AES : le président nigérien Tiani met en avant les avancées de la Confédération et fixe de nouvelles ambitions

À l’occasion du bilan de trois années de la Refondation, le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, est revenu sur les deux premières années de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a mis en avant les progrès réalisés en matière de défense, de diplomatie et de développement, tout en présentant les perspectives de renforcement de l’organisation.

Le chef de l’État a rappelé que la Confédération, créée par le Niger, le Mali et le Burkina Faso, a dû faire face à de nombreux défis et à des tentatives de déstabilisation depuis sa création. Il a néanmoins estimé que des avancées significatives ont été enregistrées, notamment lors du sommet des chefs d’État tenu à Bamako en décembre 2025, où les premières réalisations de l’organisation ont été présentées.

Sur le plan sécuritaire, Abdourahamane Tiani a souligné la mise en place d’une force unifiée de 5 000 militaires dont l’état-major est basé à Niamey. Il a également annoncé que les ministres de la Défense des trois pays ont décidé d’augmenter progressivement cet effectif à 18 000 hommes afin de mieux répondre aux défis sécuritaires de la région. Sans entrer dans les détails opérationnels, il a indiqué que cette force a déjà mené plusieurs missions conjointes.

Le président nigérien a aussi insisté sur les avancées économiques, notamment avec la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement. Alimentée dans un premier temps par les contributions des trois États membres, cette institution est appelée à financer les projets de développement de l’espace confédéral.

Sur le plan diplomatique, Abdourahamane Tiani a estimé que les trois pays parlent désormais d’une seule voix sur les grandes questions internationales. Il a également réaffirmé la solidarité entre les membres de l’AES, assurant qu’aucun État ne sera isolé ou opposé aux autres, conformément au principe fondateur de la Confédération : « Un peuple, un espace, un destin ».

Face aux campagnes de désinformation visant l’organisation, le chef de l’État a assuré que les tentatives de division ne remettront pas en cause la détermination des trois pays à poursuivre leur projet commun. Il a enfin plaidé pour une plus grande autonomie financière des États africains afin qu’ils puissent financer eux-mêmes leurs programmes de développement et renforcer leur souveraineté.

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