L’administration américaine de Donald Trump examine la possibilité d’une intervention militaire au Mali contre le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, selon des informations rapportées mercredi par le Washington Post. Le journal américain, qui cite des responsables actuels et anciens proches des discussions, indique que les responsables de l’administration sont divisés sur l’opportunité de mener des frappes contre le groupe armé actif au Sahel.
Parmi les partisans d’une action militaire figure Sebastian Gorka, directeur principal chargé de la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, favorable à une intervention contre le JNIM.
Un responsable américain interrogé sur le sujet n’a ni confirmé ni démenti la préparation d’éventuelles frappes. Il a toutefois affirmé que Washington encourageait les pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest à renforcer leurs capacités militaires à travers l’achat d’équipements et de services américains pour lutter contre les groupes terroristes.
Ce responsable a qualifié la menace terroriste au Sahel de « problème multinational » et appelé les partenaires régionaux ainsi que les alliés de l’OTAN à soutenir l’Alliance des États du Sahel dans son combat contre le JNIM et l’État islamique au Sahel.
Washington estime que la Russie, présente au Mali à travers des partenariats sécuritaires, n’a pas permis d’améliorer la situation. Le responsable américain a appelé les pays africains à tirer des leçons des résultats jugés insuffisants de cette coopération.
Le Pentagone n’a pas souhaité commenter ces informations. Le Département d’État américain a, de son côté, réaffirmé sa condamnation des activités terroristes au Mali.
Le JNIM a été inscrit en 2018 par les États-Unis sur la liste des organisations terroristes étrangères. Le groupe est considéré comme l’un des principaux acteurs de l’insécurité dans la région du Sahel.



