Bénin – Quai 54 Futures : deux statisticiens racontent leur mission au cœur de la donnée sportive

À Paris, la délégation béninoise présente au Quai 54 Futures ne reposait pas uniquement sur les joueurs et le staff technique. Dans les coulisses de cette compétition internationale, une équipe de quatre statisticiens béninois avait une mission essentielle, transformer les actions sur le terrain en données exploitables pour mieux comprendre les performances des joueurs.

Sélectionnés par la I AM Foundation pour accompagner cette première participation béninoise au Quai 54 Futures, ces spécialistes de la donnée étaient placés sous la responsabilité de Stanley Hounnouvi, Fullstack & DevOps Engineer, spécialisé dans les technologies Cloud AWS et passionné par la Data Analytics. Avec son expertise dans l’analyse des données, il a encadré cette cellule statistique chargée de collecter et d’interpréter les performances des joueurs durant le tournoi.

Parmi ces quatre profils figuraient notamment Moustapha Abdel-Gahouz et Ulrich Dossa, qui ont accepté de revenir sur cette expérience unique au cœur du plus grand tournoi de streetball au monde.

Moustapha Abdel-Gahouz : « Les statistiques permettent de mieux comprendre le jeu »

Durant le Quai 54 Futures, Moustapha Abdel-Gahouz avait pour mission de suivre plusieurs indicateurs de performance des joueurs. « J’ai participé au tournoi Quai 54 Futures en tant que statisticien. Mon rôle était de prendre les statistiques des joueurs, notamment les rebonds, les passes décisives, les interceptions, les pertes de balle, les contres, les paniers à un, deux et trois points réussis ou manqués ainsi que les fautes personnelles », explique-t-il.

Pour lui, cette immersion dans une compétition internationale a permis de mesurer le chemin restant à parcourir pour le basket béninois. « Il reste encore du travail physique, notamment sur la force, l’endurance et la finition. Nous avons tous du talent, mais il faut encore travailler davantage et avoir un mental fort », analyse-t-il.

Cette expérience parisienne constitue toutefois une source de motivation pour la suite. « C’était une première expérience et c’était chaud, mais nous avons beaucoup gagné en expérience et en qualité de jeu pour mieux nous préparer et nous adapter aux prochaines éditions à ce rythme et à cette qualité de jeu », poursuit-il.

Ulrich Dossa : « La donnée aide les staffs à prendre de meilleures décisions »

De son côté, Ulrich Dossa insiste sur l’importance de l’analyse statistique dans la construction d’une équipe performante.

« Notre rôle était de prendre les statistiques des participants au Quai 54 Futures ainsi que celles de leurs aînés participant au Quai 54 professionnel », indique-t-il. Les données étudiées concernaient principalement « le taux de réussite aux tirs, l’efficacité défensive et offensive ».

Selon lui, ces informations représentent un outil précieux pour les entraîneurs. « L’analyse des données est primordiale parce qu’elle permet aux différents staffs de suivre la progression des joueurs, de mesurer les fruits des efforts fournis aux entraînements ainsi que les éléments sur lesquels il faudrait travailler », explique-t-il.

Un potentiel béninois à développer

Après cette expérience face à des équipes internationales, Ulrich Dossa estime que le Bénin possède les qualités nécessaires pour rivaliser à l’avenir. « Le basketball béninois a sa place sur la scène internationale. C’est largement à la portée de nos jeunes », affirme-t-il.

Mais cette ambition demande une évolution globale. « Ils devront progresser physiquement et techniquement sur le plan individuel, mais aussi être capables de mettre leur ego de côté afin de travailler ensemble. Sur le long terme, ils pourront venir à bout des équipes du Quai 54 Futures. Ils ont le potentiel pour réussir », ajoute-t-il.

Une reconnaissance envers Ian Mahinmi et la I AM Foundation

Pour Moustapha Abdel-Gahouz, cette participation est aussi le fruit de la vision portée par Ian Mahinmi à travers la I AM Foundation. « Notre mot de remerciement va directement à monsieur Ian Mahinmi pour avoir cru aux Béninois en créant sa fondation au Bénin et en faisant de cette structure un espace de partage, d’expériences et de professionnalisme envers la jeunesse béninoise », témoigne-t-il.

Il remercie également les membres du staff, l’équipe communication, les journalistes et toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette mission.

Shares: