Au Bénin, deux jeunes femmes comparaissent devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans une affaire de diffusion d’images intimes sur les réseaux sociaux. L’affaire oppose deux anciennes amies dont la relation s’est dégradée après une affaire de relation extraconjugale. Selon les éléments présentés à l’audience, rapporté par Bip Radio, les deux femmes s’étaient rencontrées grâce aux réseaux sociaux. L’une, créatrice de contenus sur TikTok, commercialisait des articles en ligne, tandis que l’autre était mariée. Leur amitié aurait pris fin lorsque la femme mariée aurait découvert des images intimes de son amie dans le téléphone de son époux, qu’elle soupçonnait d’entretenir une relation avec elle.
D’après la défense, la plaignante aurait menacé son ancienne amie de divulguer ces contenus, avant de partager les images avec certaines proches. Ces photos auraient ensuite circulé sur les plateformes numériques. L’affaire aurait connu un nouveau rebondissement lorsque le téléphone de l’une des prévenues, confié à un réparateur, aurait permis de découvrir des images personnelles. Le réparateur, présenté comme proche de l’autre partie, aurait transmis ces contenus, qui auraient ensuite été publiés sur les réseaux sociaux.
Les deux femmes ont finalement porté plainte l’une contre l’autre pour des faits liés à la diffusion de contenus privés, précise Bip Radio qui relate qu’à l’audience du lundi 13 juillet 2026, elles se sont présentées devant la CRIET accompagnées de leurs avocats. Le ministère public a estimé qu’elles s’étaient rendues responsables d’une atteinte à leur intimité par voie électronique et a requis 24 mois d’emprisonnement avec sursis contre chacune pour harcèlement par le biais de communication électronique.
L’une des prévenues, enceinte au moment des faits, a demandé la clémence du tribunal, affirmant ne pas avoir publié elle-même les images. Les avocats des deux parties ont plaidé la relaxe. Le verdict est attendu le 19 octobre 2026.



