Quai 54 Futures : Joël Ayayi apporte son soutien au Bénin et rêve d’un avenir plus grand pour le basketball national

La présence du Bénin au Quai 54 Futures continue de susciter l’admiration. Quelques heures après l’entrée en lice de la sélection béninoise, les jeunes joueurs ont reçu une visite aussi prestigieuse qu’encourageante, celle de Joël Ayayi, basketteur professionnel évoluant au Paris Basketball et figure de la nouvelle génération du basketball français d’origine béninoise.

International français, passé par la prestigieuse université de Gonzaga aux États-Unis avant de découvrir la NBA avec les Washington Wizards, Joël Ayayi poursuit aujourd’hui sa carrière au plus haut niveau européen sous les couleurs du Paris Basketball. Né d’une famille béninoise, il n’a jamais caché son attachement au pays de ses origines.

En découvrant le calendrier du Quai 54 Futures, une chose a immédiatement retenu son attention : la présence du drapeau béninois. « Quand j’ai reçu le calendrier, je ne savais pas qu’il y avait une équipe béninoise. Dès qu’on a vu le drapeau, on s’est dit qu’il fallait absolument venir. C’est assez rare. Voir des jeunes Béninois jouer en France, c’est une énorme fierté. »

Accompagné de proches, le joueur professionnel a tenu à assister aux rencontres de la sélection afin d’encourager les jeunes représentants du Bénin et de partager un moment avec eux.

« C’était important de venir leur donner de la force et de les rencontrer. » Pour Joël Ayayi, cette première participation du Bénin au Quai 54 Futures dépasse largement le simple cadre sportif. Elle constitue un signal encourageant pour l’évolution du basketball dans le pays.

« Nous gardons toujours un œil sur le basketball béninois. Le but, c’est d’avoir une fédération de plus en plus solide, avec davantage de ressources pour développer ce sport. Quand je regarde les compétitions africaines et que je ne vois pas le Bénin, c’est frustrant. Mais aujourd’hui, avoir une équipe ici représente un très grand pas. Cela montre que les ressources arrivent. » Le joueur estime que le développement d’une discipline demande du temps, de la patience et des fondations solides.

« Il y a énormément de potentiel. D’autres nations ont réussi à construire leur basketball progressivement. Il ne faut pas avoir peur. Il faut avancer avec réflexion afin que les générations qui arrivent puissent évoluer dans les meilleures conditions. » Au-delà de ses encouragements, Joël Ayayi a également évoqué son envie de contribuer un jour au développement du basketball béninois, à l’image de Ian Mahinmi, ancien champion NBA qui accompagne aujourd’hui les jeunes talents à travers la I AM Foundation.

« C’est quelque chose auquel nous pensons depuis longtemps dans la famille, avec Gérald et Valériane. Nos calendriers rendent les choses compliquées aujourd’hui, mais nous espérons qu’en fin de carrière, nous aurons davantage de temps, plus de ressources et plus d’expérience pour construire quelque chose ensemble au Bénin. » Le joueur n’a d’ailleurs pas manqué de saluer le travail entrepris par Ian Mahinmi, qu’il considère comme une source d’inspiration. « Ian Mahinmi, c’est le doyen. Quand je suis arrivé à Washington, il m’a immédiatement contacté. Nous avons échangé et discuté. C’est un projet sur lequel nous réfléchissons depuis plusieurs années. Voir les premiers résultats aujourd’hui est vraiment encourageant. »

Au-delà des résultats sportifs, la participation historique du Bénin au Quai 54 Futures permet déjà de créer des passerelles entre les jeunes talents du pays et les basketteurs professionnels d’origine béninoise évoluant au plus haut niveau. Et cette visite en est une illustration forte, celle d’une génération qui n’oublie pas ses racines et qui souhaite contribuer, à son tour, à l’essor du basketball béninois. Faut-il notifier qu’il était accompagné du franco-japonais Rui Hachimura.

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