Au Burkina Faso, les Forces armées nationales, appuyées par les Volontaires pour la défense de la patrie, ont repoussé des attaques coordonnées menées le 30 juin contre plusieurs positions militaires à Gayéri, Solhan et Sebba. Plus de 400 assaillants ont été neutralisés, selon un communiqué de l’État-Major général des armées publié le mercredi 1er juillet.
L’armée indique que les offensives visaient des positions situées dans les régions de la Sirba et du Liptako. Les unités terrestres, soutenues par des moyens aériens, ont rapidement réagi et infligé une lourde défaite aux groupes armés.
Au cours des opérations, les forces engagées ont saisi un important arsenal composé de plus de 250 motos, de 353 armes de différents calibres, de munitions de guerre ainsi que de moyens de communication.
L’État-Major souligne que ces attaques sont intervenues au lendemain de la rupture des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la France. Le communiqué affirme que les assaillants cherchaient à provoquer un lourd bilan humain parmi les civils et les militaires et accuse également Paris de soutenir des groupes terroristes, sans apporter d’éléments de preuve à l’appui de cette accusation.
Le Chef d’État-Major général des armées a salué l’engagement et le professionnalisme des forces combattantes. Il a également rendu hommage aux trois militaires tombés au combat, dont deux à Solhan et un à Gayéri, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés.
Les opérations de sécurisation se poursuivent dans les zones concernées afin de retrouver les assaillants en fuite. Les autorités appellent par ailleurs les populations à renforcer leur collaboration avec les forces de défense et de sécurité en signalant tout comportement suspect.




