L’Union africaine appelle à l’unité et à la mobilisation des ressources pour accélérer l’Agenda 2063

 

La 52e session ordinaire du Comité des représentants permanents de l’Union africaine s’est ouverte ce 3 juin 2026 au siège de l’organisation à Addis-Abeba, en Éthiopie, avec un appel fort en faveur de l’unité continentale et du renforcement des ressources nécessaires à la mise en œuvre de l’Agenda 2063.

Cette rencontre précède la 49e session ordinaire du Conseil exécutif ainsi que la 8e réunion de coordination semestrielle entre l’Union africaine, les communautés économiques régionales et les mécanismes régionaux, prévue fin juin à El-Alamein, en Égypte.

Dans son discours d’ouverture, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a évoqué plusieurs défis auxquels le continent reste confronté. Il a cité les tensions géopolitiques, les perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales, l’instabilité macroéconomique, les retards d’importation d’engrais, les conflits ainsi que les urgences sanitaires, notamment la récente flambée d’Ebola.

Le président de la Commission a indiqué que l’organisation poursuivra ses efforts malgré ces contraintes. Il a annoncé que le budget 2027 sera marqué par une politique d’austérité tout en maintenant les réformes internes et la discipline budgétaire.

Selon lui, l’Union africaine fonctionne actuellement avec seulement 30 % des effectifs nécessaires et près d’un quart des ressources financières requises pour ses programmes.

Mahmoud Ali Youssouf a appelé les États membres à renforcer leur solidarité et leur soutien matériel afin de permettre à l’organisation d’atteindre ses objectifs stratégiques.

Prenant également la parole, le président du Comité des représentants permanents et ambassadeur du Burundi en Éthiopie, Willy Nyamitwe, a insisté sur l’importance de l’unité africaine face aux transformations économiques et technologiques actuelles.

Le diplomate a exhorté les représentants africains à privilégier la solidarité continentale et à placer les intérêts des populations au cœur des décisions politiques. Il a estimé que l’histoire retiendra davantage les actions concrètes que les discours.

Les travaux du Comité doivent permettre l’examen de plusieurs rapports provenant des organes et institutions spécialisées de l’Union africaine avant l’adoption des recommandations destinées au Conseil exécutif prévu à la fin du mois.

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