À l’occasion de l’inauguration d’un monument à Paris en hommage aux victimes du génocide contre les Tutsis de 1994, le président rwandais Paul Kagame a salué les efforts engagés par la France pour reconnaître sa part de responsabilité historique.
Le chef de l’État rwandais a estimé que l’examen du passé exige du courage politique et un profond sens de l’humanité. Il a adressé ses félicitations au président français Emmanuel Macron pour les positions adoptées sur cette question mémorielle.
Paul Kagame a rappelé que le président français avait reconnu que la France aurait pu empêcher le génocide sans intervenir. Selon lui, cette reconnaissance représente davantage qu’une excuse et constitue avant tout une démarche vers la vérité.
Le président rwandais a également évoqué le rôle joué auparavant par Nicolas Sarkozy, qu’il considère comme le premier dirigeant français à avoir ouvert cette voie.
Selon Paul Kagame, le génocide contre les Tutsis était prévisible et plusieurs acteurs internationaux disposaient d’éléments suffisants pour agir. Il estime toutefois que la France occupait une position particulière dans ce contexte.
Le chef de l’État rwandais a reconnu que des divergences persistent encore sur certains aspects historiques. Il a indiqué comprendre les frustrations exprimées par plusieurs survivants et défenseurs de la mémoire qui jugent insuffisantes certaines réponses officielles.
Paul Kagame a néanmoins estimé que le travail engagé entre les deux pays a lancé un processus irréversible vers une meilleure compréhension des responsabilités historiques.
Il a enfin souligné que d’autres États ont également échoué à empêcher la tragédie, tout en considérant que la France figure parmi les pays ayant entrepris les démarches les plus importantes pour reconnaître son rôle dans ces événements.



