Quelque 48,7 millions d’électeurs sont appelés à voter en France ce dimanche 15 mars 2026 pour le premier tour des municipales, un scrutin très incertain et à valeur de test à un an de l’élection présidentielle de 2027, notamment pour l’extrême droite qui espère confirmer sa dynamique.
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| Le maire du Havre et candidat du parti Horizons, Édouard Philippe, lors d’un meeting à quatre jours du premier tour des élections municipales au Havre, le 11 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le Rassemblement National (RN) voit ces élections locales comme un premier jalon vers sa possible accession au pouvoir en 2027 après deux mandats consécutifs d’Emmanuel Macron dans un paysage politique fragmenté entre trois grands blocs, gauche, centre-droit et extrême droite, avec des divisions fortes au sein de la gauche et de la droite.
La cheffe de file du parti d’extrême droite Marine Le Pen, déjà trois fois candidate à la présidentielle, pourrait voir sa route barrée si sa peine d’inéligibilité pour détournement de fonds se confirmait.
Les bureaux de vote ouvriront à 08h00 locales (07h00 GMT) et fermeront au plus tard à 20h00 (19h00 GMT), heure à laquelle pourront être publiés les premiers résultats.
Le scrutin, dont le second tour se tiendra le 22 mars, vise à élire pour six ans les conseillers municipaux dans quelque 35.000 communes, ceux-ci étant ensuite amenés à désigner parmi eux leur futur maire.
Si les Français restent attachés aux maires, plus populaires que les élus nationaux, la mobilisation pourrait être pénalisée par une fin de campagne éclipsée par le conflit au Moyen-Orient.
Selon les sondages, 75% des électeurs voteront en fonction de la situation locale, dans ce scrutin moins polarisé qu’au niveau national même si certaines priorités – lutte contre le narcotrafic, accès aux soins ou au logement – sont identiques.
Le gouvernement a tout fait pour éviter une nationalisation du scrutin, avec des consignes de silence données aux ministres, sauf pour ceux qui sont candidats.
L’incertitude est cependant grande dans les grandes villes comme Paris, où peu de maires sont assurés d’être reconduits.
Bataille pour Paris
La bataille pour remporter la mairie de Paris, lorgnée par la droite conservatrice (Les Républicains, LR), qui croit aux chances de sa candidate, l’ex-ministre de la Culture Rachida Dati, pour ravir la capitale au Parti socialiste, au pouvoir depuis 25 ans, s’annonce intense.
L’extrême droite entend supplanter à certains endroits la droite ou faire tomber un cordon sanitaire et l’aspirer dans une alliance là aussi en vue de 2027. Encore peu implanté localement, le RN veut profiter de sa dynamique nationale pour gagner des villes.
Il présentera un nombre record de listes, au moins 650 sur un total de quelque 35.000 communes. Le joyau de la couronne serait Marseille, deuxième ville de France, où son candidat Franck Allisio est au coude-à-coude avec la coalition de gauche du maire Benoît Payan.
À Nice, sur la Côte d’Azur, des dizaines de milliers de bulletins de vote pour le premier tour des élections municipales ont été endommagés par la pluie samedi matin 14 mars et une réimpression en urgence a été lancée, a annoncé la préfecture, en assurant que le vote soit se dérouler normalement dimanche 15 mars.
AFP/VNA/CVN




