Bénin : le Président de l’Assemblée nationale Joseph Djogbénou participe aux 21es assises de l’AA-HJF

 

 

Le Dôme du Sofitel Marina Hôtel de Cotonou a accueilli, lundi 16 février 2026 l’ouverture des 21es Assises statutaires de l’Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AA-HJF), accompagnées d’un colloque international sur le thème : « La protection juridictionnelle des droits fondamentaux en contexte de crises sécuritaires ».

Organisé par la Cour suprême du Bénin, présidée par Victor Dassi Adossou, qui assure également la présidence du Bureau du Conseil d’administration de l’AA-HJF, l’événement a réuni les présidents et membres des hautes juridictions africaines, des experts internationaux, des universitaires, ainsi que des représentants d’organisations partenaires, dont l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Parmi les personnalités présentes figuraient Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République représentant le président Patrice Talon, et plusieurs responsables institutionnels béninois, dont le président de l’Assemblée nationale, le professeur Joseph Fifamin Djogbénou.

Dans son mot de bienvenue, Victor Dassi Adossou a rappelé l’histoire de l’AA-HJF, née en 1990 sous le nom de Centre International de Conférence de Cotonou, à l’occasion de la création de l’Association Ouest-Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AOA-HJF), devenue AA-HJF après les assises de Bamako en 2006. Il a salué les pionniers de l’association, dont le président Abraham Zinzindohoué, Mme Christine Desouches, le professeur Noël Gbaguidi et le président Robert Dossou, en soulignant leur rôle déterminant dans l’évolution de la justice sous-régionale.

Il a également transmis, par l’intermédiaire de la vice-présidente, les remerciements de l’AA-HJF au peuple béninois et au président Patrice Talon pour avoir permis la tenue de ces assises.

Passassim Atade Nanguit, représentant de l’OIF, a souligné que dans un monde marqué par les incertitudes, la justice reste un pilier de stabilité et de cohésion sociale. Il a réaffirmé l’engagement de l’organisation à soutenir les acteurs judiciaires africains dans leurs missions.

S’exprimant au nom du chef de l’État, la vice-présidente Mariam Chabi Talata a rappelé l’importance pour les juges de concilier liberté et sécurité, soulignant que cette conciliation constitue le cœur de l’État de droit. Elle a salué la qualité de l’organisation du colloque, prévu sur trois jours, et formulé le vœu que ces assises soient à la fois un moment de travail, de partage et de fraternité, permettant des débats inclusifs et productifs, et inspirant des conclusions utiles pour une justice africaine moderne, souveraine et respectée.


 

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