Voici pourquoi la France refuse d’adhérer au « Conseil de la paix » proposé par Trump

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a justifié le refus de la France de rejoindre le « Conseil de la paix » initié par le président américain Donald Trump. Il s’exprimait lundi à l’université de Toulouse.

Selon le chef de la diplomatie française, la Charte de ce Conseil pose un problème de fond. Paris estime qu’elle entre en concurrence directe avec la Charte des Nations Unies, adoptée il y a 80 ans à San Francisco, et qui constitue le socle de l’ordre international actuel. Pour la France, ce texte fondateur fixe des règles essentielles destinées à prévenir les conflits majeurs entre États.

Jean-Noël Barrot a rappelé les principes clés de la Charte de l’ONU. Le respect de l’intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires internes des États, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et le recours strictement encadré à la force en sont les piliers. L’usage de la violence ne peut être justifié que dans le cadre de la légitime défense ou sur décision du Conseil de sécurité.

Le ministre a également souligné que l’ONU repose sur un équilibre institutionnel précis. Chaque État dispose d’une voix à l’Assemblée générale, tandis que le Conseil de sécurité compte quinze membres chargés du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Il a mis en garde contre les tentatives visant à remettre en cause cet ordre établi.

Paris affirme avoir soutenu les principes du plan de paix porté par Donald Trump, validé par le Conseil de sécurité des Nations Unies. En revanche, la France rejette la logique de la Charte du « Conseil de la paix », qu’elle juge trop large et inadaptée.

Jean-Noël Barrot critique notamment le caractère permanent envisagé pour cette nouvelle instance, appelée à traiter de l’ensemble des crises internationales, de Gaza à l’Ukraine, en passant par le Soudan ou la région des Grands Lacs. Une ambition que la diplomatie française considère incompatible avec le cadre multilatéral existant.

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