
Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, a livré une analyse sans concession du paysage politique béninois à la lumière des dernières élections législatives. Invité de l’émission Focus sur Bénin TV, dimanche 1er février 2026, il a soutenu que les résultats du scrutin ont définitivement tranché le débat sur le poids réel du parti Les Démocrates dans l’opinion nationale.
Selon lui, si ce parti avait été réellement majoritaire au sein du corps électoral, une mobilisation massive aurait logiquement sanctionné les formations de la majorité présidentielle. Or, le verdict des urnes a montré l’inverse. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, les projections initiales se sont révélées conformes à la réalité politique du pays. Les électeurs ont clairement placé l’Union progressiste le Renouveau et le Bloc républicain en tête, confirmant, selon ses mots, une démonstration éclatante de la minorité des Démocrates dans l’opinion.
Le porte-parole du gouvernement s’est appuyé sur les exigences du système électoral béninois pour étayer son propos. Il a rappelé que l’obtention de sièges de députés suppose un minimum de 20 % des suffrages dans chacune des 24 circonscriptions électorales. Dans ce cadre, il a souligné que le parti Les Démocrates, crédité d’environ 16 % au plan national, n’a pas atteint ce seuil dans plus de la moitié des circonscriptions. Pour lui, cette contre-performance traduit une implantation insuffisante et un manque de représentativité territoriale, conformément aux règles fixées par les lois électorales en vigueur.
Wilfried Léandre Houngbédji s’est dit particulièrement surpris par les scores enregistrés dans certaines zones perçues comme des bastions traditionnels de l’opposition. Il a évoqué des résultats qu’il qualifie d’anecdotiques, estimant que le parti y a été lourdement battu. À ses yeux, ces chiffres confirment que la volonté populaire s’est exprimée sans ambiguïté en faveur des partis de la majorité présidentielle.
Au-delà de l’analyse électorale, le porte-parole du gouvernement Talon II a établi un lien direct avec la tentative du Coup d’Etat survenue le sept décembre 2025. Il a évoqué des individus qui, se croyant majoritaires, ont pris les armes contre le peuple béninois en se présentant comme les justiciers d’un courant politique. Avec le recul imposé par les résultats des élections, il estime que ces acteurs auraient dû reconnaître leur erreur et présenter des excuses publiques à la nation.
Wilfried Léandre Houngbédji soutient que les élections, qu’il qualifie de libres et transparentes, ont démontré que ceux qui exprimaient bruyamment leur mécontentement ne représentaient qu’une frange très minoritaire de l’opinion. Selon lui, la bonne foi et l’honnêteté auraient commandé une démarche de repentance claire, reconnaissant une manipulation ou une mauvaise appréciation du rapport de forces réel dans le pays.
Il a également mis en garde contre les conséquences qu’aurait pu entraîner une mobilisation violente réussie, même partielle. À l’en croire, un tel scénario aurait été présenté comme un coup d’État populaire, alors même qu’il aurait servi les intérêts d’une minorité. Une perspective qu’il juge dangereuse pour la démocratie et la stabilité du Bénin.
Le porte-parole du gouvernement estime que le peuple béninois attend toujours des excuses de ceux qu’il désigne comme les acteurs du 7 décembre. Pour lui, les urnes ont parlé sans équivoque et ont rappelé que la légitimité politique ne se décrète pas dans la rue ou par la violence, mais se conquiert par le vote, dans le respect des règles démocratiques.




