Plus de 40 hôpitaux et 244 centres de santé ont repris leurs activités dans la capitale soudanaise, Khartoum, après avoir été endommagés ou détruits par le conflit en cours, selon un communiqué publié mercredi par le Réseau des médecins soudanais.
Ces structures font partie des 120 hôpitaux et 288 centres de santé touchés par les combats entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) dans l’État de Khartoum. Le réseau précise que la reprise reste limitée, le secteur de la santé ayant subi de lourdes pertes durant la première année de guerre. Près de 70 % des hôpitaux de la capitale ont cessé totalement ou partiellement leurs activités en raison des bombardements, des pillages et du manque de fournitures.
Plus de 120 hôpitaux publics et privés ont été pillés, ce qui a fortement dégradé l’offre de soins et réduit la capacité de Khartoum à répondre à l’augmentation des besoins médicaux. Des infrastructures clés ont été gravement endommagées, notamment le Laboratoire national de santé publique et la Banque centrale du sang, tandis que plusieurs grands hôpitaux de l’État ont été mis hors service.
Cette situation a perturbé les services de diagnostic et de transfusion sanguine, augmentant les risques de retards de prise en charge, en particulier pour les cas d’urgence. En mai 2025, l’armée soudanaise avait annoncé avoir repris le contrôle total de l’État de Khartoum après avoir chassé les FSR.
Le Réseau des médecins soudanais indique par ailleurs que le Fonds national des fournitures médicales a subi des pertes dépassant 500 millions de dollars, dues à la destruction et au pillage d’entrepôts, à la perte de flottes de transport et aux dommages infligés aux bureaux administratifs.
Malgré ces pertes, une amélioration partielle de l’approvisionnement médical a été enregistrée en 2025. La couverture médicamenteuse atteint désormais 80 % et la disponibilité des médicaments 88 %, contre moins de 40 % l’année précédente.
Le conflit, déclenché en avril 2023, a fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes. Les FSR contrôlent toujours la majorité des États du Darfour, tandis que l’armée tient la plupart des autres régions du pays, y compris Khartoum.



