Le président de la Transition malienne, le Général Assimi Goïta, a fixé les priorités de l’État pour 2026, axées sur la paix, les réformes institutionnelles et le développement social. Dans son message de fin d’année, il a dressé le bilan des actions engagées et précisé les orientations stratégiques du pays.
Au cœur de son discours, la paix reste une priorité. Le chef de l’État a présenté l’adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale comme une avancée majeure, fondée sur des solutions endogènes. Une nouvelle phase du programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration est engagée, avec l’enregistrement et la prise en charge de milliers d’ex-combattants dans plusieurs régions du nord et du centre. La création annoncée d’un Observatoire pour la paix doit accompagner le suivi de ce processus.
Assimi Goïta a réaffirmé le choix de solutions nationales face aux limites des mécanismes extérieurs. Il a insisté sur la souveraineté militaire pour la défense de l’intégrité territoriale et sur la souveraineté culturelle pour la protection de l’identité nationale. L’officialisation des langues nationales, la valorisation des légitimités traditionnelles et la promotion des valeurs éducatives visent, selon lui, à renforcer la cohésion sociale.
Sur le plan institutionnel, la justice et la gouvernance demeurent centrales. Le président a assuré la poursuite de la lutte contre la corruption et la délinquance économique, en s’appuyant sur le pôle national économique et financier et sur l’Agence nationale de recouvrement des avoirs saisis ou confisqués.
Abordant les réformes politiques, il est revenu sur les recommandations issues des Assises nationales de la refondation. Des consultations menées avec les forces vives ont conduit à recommander la dissolution des partis politiques existants et l’audit de leur fonctionnement. L’année 2026 sera consacrée aux concertations autour de l’avant-projet des lois encadrant la création et l’exercice des partis politiques, conformément à la Constitution.
Sur le plan économique, le président a fait état d’une croissance soutenue, d’une inflation maîtrisée et d’une dette jugée soutenable malgré les sanctions et les défis sécuritaires. Il a souligné le retrait du Mali de la liste grise du GAFI, renforçant la crédibilité financière du pays. Des subventions ciblées sur les produits de première nécessité et l’énergie ont été maintenues pour préserver le pouvoir d’achat.
Il a également mis en avant les programmes d’entrepreneuriat et d’emploi, la digitalisation des recettes publiques et les réformes du secteur minier, qui auraient généré des ressources supplémentaires. En 2026, l’objectif est d’orienter davantage ces revenus vers l’investissement public, l’emploi et la transformation locale.
Concernant l’énergie, Assimi Goïta a reconnu l’ampleur de la crise et annoncé des mesures visant la souveraineté énergétique, à travers la diversification des sources, des investissements structurants et une meilleure gouvernance du secteur.
Enfin, le développement du capital humain a été présenté comme un axe stratégique. Santé, éducation, formation professionnelle et promotion des compétences concentrent l’action gouvernementale, avec la poursuite de la construction et de la modernisation des infrastructures hospitalières et scolaires.
Le président de la Transition a conclu en affirmant que 2026 sera une année de consolidation, de bien-être et de progrès, avant d’adresser ses vœux de paix, de stabilité et de prospérité au peuple malien.



