L’UNFPA et la BAD s’allient pour réduire la mortalité maternelle en Afrique

 

La nouvelle directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Diene Keita, effectue sa première visite officielle en Côte d’Ivoire. En poste depuis une semaine, elle a rencontré ce lundi 8 septembre 2025 à Abidjan le président de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, afin de poser les bases d’un partenariat stratégique.

Les échanges ont porté sur la santé maternelle, l’autonomisation des femmes, l’employabilité des jeunes, les statistiques démographiques et le développement inclusif. Mme Keita a souligné l’urgence : « Nous aimerions qu’aucune femme ne meure en donnant la vie sur notre continent. » Elle a également insisté sur la nécessité de renforcer l’accès aux contraceptifs pour éviter les grossesses précoces et permettre aux jeunes filles de poursuivre leur scolarité.

Ce partenariat vise à mobiliser des ressources conjointes et à bâtir une coopération à la fois bilatérale et multilatérale, intégrant les agences des Nations Unies et d’autres acteurs du développement. L’objectif est double : lutter contre la mortalité maternelle et aider les pays africains à tirer profit du dividende démographique, en améliorant notamment l’accès des jeunes aux services de santé reproductive et aux opportunités d’emploi.

La directrice exécutive de l’UNFPA a aussi rappelé que les infrastructures de transport doivent être accompagnées de centres de santé et d’éducation de qualité, afin de répondre aux besoins des populations.

Cette visite s’inscrit dans la dynamique des Objectifs de développement durable (ODD), à cinq ans de l’échéance, et dans le prolongement de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD). L’UNFPA et la BAD entendent accélérer les progrès autour de trois priorités : mettre fin aux décès maternels évitables, combler les besoins en planification familiale et lutter contre les violences basées sur le genre.

Au programme figurent des rencontres avec des jeunes et des femmes pour recueillir leurs attentes, ainsi que des visites de terrain, notamment à la Nouvelle pharmacie de santé publique et au Centre d’excellence de l’INFAS, afin d’évaluer les innovations dans la formation des sages-femmes et du personnel de santé.

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