Tripoli s’est réveillée paralysée ce lundi 7 juillet après de violents affrontements nocturnes entre groupes armés. En cause, la mort non confirmée de Mahmoud Hamza, alias Ghnewa, commandant d’une force affiliée au ministère de l’Intérieur, qui aurait été tué par la « Force spéciale de dissuasion » (Rada).
En riposte, la puissante « 444e Brigade » a lancé une offensive contre plusieurs positions de la Rada, notamment autour de l’aéroport de Mitiga, forçant la suspension de tous les vols. Des passagers ont été évacués et des avions redirigés vers Misrata et Benghazi.
Des combats ont également éclaté dans les quartiers de Soug Jomaa, Ain Zara et Salah Eddine. Lundi, écoles et services administratifs sont restés fermés. Plusieurs ambassades, dont celles d’Italie et de Turquie, ont émis des alertes sécuritaires.
La Mission de l’ONU en Libye (MANUL) appelle à un cessez-le-feu immédiat. Le Premier ministre Dbeibah, pour l’instant silencieux, fait face à une nouvelle crise sécuritaire à l’approche d’élections sans cesse reportées.
Ce nouvel accès de violence confirme l’échec de l’unification militaire et la vulnérabilité de la capitale libyenne, encore prise entre les rivalités de milices, quatorze ans après la chute de Kadhafi.



