Le retrait des troupes de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) engagées dans l’est de la République démocratique du Congo s’achèvera d’ici la fin du mois de mai, selon les autorités sud-africaines. Le Général Rudzani Maphwanya, chef des Forces de défense sud-africaines, a précisé que l’opération avait commencé le 29 avril. Treize camions transportant 57 soldats ont déjà quitté Goma, une zone de conflit, pour un point de regroupement en Tanzanie.
Depuis ce centre de rassemblement, les contingents retourneront progressivement dans leurs pays respectifs. Pour l’Afrique du Sud, les militaires seront rapatriés par avion tandis que le matériel suivra par voie maritime. Cette décision découle d’un consensus régional soutenant un cessez-le-feu entre les forces armées congolaises et les rebelles du M23. Ces derniers sont accusés d’être soutenus par le Rwanda. Les autorités sud-africaines se montrent optimistes : « Les deux parties veulent donner une chance à la paix », a affirmé le général Maphwanya.
Le lieutenant-général Siphiwe Sangweni, en charge des opérations conjointes, a expliqué que le retrait se fait en plusieurs étapes, depuis Goma – qu’il qualifie de « zone rouge » jusqu’à la Tanzanie, désignée « zone verte ». Il a aussi souligné les difficultés logistiques rencontrées, notamment à cause du mauvais état des routes. À leur retour, les soldats sud-africains seront accueillis dans un centre de démobilisation à Bloemfontein, en Afrique du Sud, afin de récupérer.
Pour la ministre sud-africaine de la Défense, Angelina Motshekga, ce retrait symbolise un tournant dans les efforts de paix régionaux. Outre l’Afrique du Sud, le Malawi et la Tanzanie participent également à la mission de la SADC.



