L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a accordé une protection provisoire renforcée à 39 sites culturels situés au Liban. Elle a également validé un financement international de plus de 100 000 dollars pour soutenir des interventions d’urgence.
La décision intervient à l’issue d’une session extraordinaire du comité chargé de la protection des biens culturels en cas de conflit armé, tenue le 1er avril. Parmi les sites concernés figurent la Pyramide de Hermel, le Musée national de Beyrouth, Beit Beyrouth, la Bibliothèque nationale du Liban et plusieurs sites du centre historique de Saïda.
L’UNESCO indique que ces sites bénéficient désormais du plus haut niveau de protection juridique contre les attaques et les utilisations à des fins militaires. Toute atteinte expose à des poursuites au titre de la Convention de La Haye de 1954 et de son Deuxième Protocole de 1999.
L’organisation prévoit un appui technique et financier afin de renforcer la sécurité des sites. Elle annonce aussi la formation des professionnels de la culture et du personnel militaire. Un suivi par satellite permet d’évaluer l’état des sites et d’identifier d’éventuels dégâts.
L’UNESCO confirme des dégradations à Tyr, classée au patrimoine mondial, ainsi que dans d’autres zones. Elle appelle toutes les parties à respecter les règles de protection du patrimoine en période de conflit et se dit prête à apporter un soutien supplémentaire.



