À quelques heures du Grand Prix du Brésil, le circuit de Goiânia fait parler de lui pour une décision inhabituelle. Après de fortes pluies en début de semaine, la piste et ses installations ont été endommagées, rendant urgent le nettoyage et la remise en état du site avant l’arrivée du paddock MotoGP.
Pour accélérer les travaux, les autorités de l’État de Goiás ont mobilisé une trentaine de détenus issus du complexe pénitentiaire de Daniella Cruvinel. Encadrés par la police, ces détenus, condamnés pour des infractions mineures et sans antécédents de violence, participent à l’entretien du circuit : nettoyage, tonte, collecte de déchets, peinture et maintenance des zones accessibles au public. Les autorités défendent cette initiative comme un programme encadré de travail social.
Si cette mesure permet de préparer le retour du MotoGP au Brésil après plus de vingt ans d’absence, elle suscite néanmoins des interrogations sur les méthodes employées pour un événement mondial. Malgré la polémique, l’enjeu reste sportif : la piste a été modernisée et sécurisée, offrant un tracé inédit pour la majorité des pilotes, dans un contexte particulier marqué par cette décision logistique inattendue.



