La présidente du musée du Louvre, Laurence des Cars, a remis sa démission à Emmanuel Macron, qui l’a acceptée en saluant un « acte de responsabilité ». L’Élysée a justifié ce départ par le besoin d’« une nouvelle impulsion » pour sécuriser et moderniser le musée après le spectaculaire cambriolage du 19 octobre 2025, surnommé « le casse du siècle ».
Le président français a remercié Mme des Cars pour son engagement et lui a confié une mission dans le cadre de la présidence française du G7, centrée sur la coopération entre grands musées internationaux.
Ancienne directrice du musée d’Orsay, Laurence des Cars, 59 ans, a été fragilisée par le vol de huit bijoux de la couronne française au Louvre, réalisé avec un simple monte-charge et mettant en évidence de graves failles de sécurité. Au lendemain du braquage, elle avait proposé sa démission à la ministre de la Culture, Rachida Dati, refusée initialement mais suivie d’une enquête administrative aux conclusions alarmantes. Le rapport a dénoncé une sous-estimation chronique du risque intrusion et un sous-équipement des dispositifs de sécurité.
Un second rapport de la Cour des comptes a souligné que le musée avait privilégié des opérations visibles au public plutôt que l’investissement dans la sécurité. Un audit datant de 2017 alertait déjà sur les risques d’atteinte au musée et sur des conséquences « potentiellement dramatiques ». Plusieurs parlementaires ont également dénoncé la vétusté du poste de contrôle central.
Malgré ses efforts pour renforcer la sécurité et avancer le projet « Louvre – Nouvelle Renaissance », Mme des Cars a subi une succession de revers : fermeture d’une galerie pour vétusté, fraude à la billetterie et un conflit social historique depuis mi-décembre dénonçant les conditions de travail du personnel. Son mandat devait initialement s’achever fin 2026.



