Togo : vers la réhabilitation du Nouvel An africain comme patrimoine culturel

 

Le Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur a annoncé le lancement d’une initiative qui vise à réhabiliter le calendrier et les fêtes traditionnelles africaines, en particulier le Nouvel An africain. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la décolonisation des esprits et de la valorisation de l’identité culturelle du continent.

Selon le communiqué officiel, en date de ce mardi 24 février 2026, l’Afrique dispose depuis des siècles d’un cycle calendaire endogène qui a structuré la vie sociale et les événements majeurs des sociétés africaines. La colonisation et l’imposition du calendrier grégorien ont perturbé ces rythmes naturels et culturels, entraînant une acculturation et une perte d’identité.

Le Togo, qui préside le Haut comité sur la Décennie des racines africaines et de la diaspora, prévoit d’organiser un colloque international à Lomé. L’objectif est de définir, avec les spécialistes africains et de la diaspora, les dates de célébration des fêtes africaines, en s’appuyant sur des repères historiques, culturels et cultuels propres au continent. Les recommandations issues de ce colloque seront transmises à la Commission de l’Union africaine pour mise en œuvre.

Cette initiative fait suite aux recommandations du 9ᵉ Congrès panafricain tenu à Lomé en décembre 2025 et vise à renforcer l’autonomie culturelle et l’affirmation de l’Afrique comme puissance indépendante. Le Togo entend ainsi inscrire le Nouvel An africain parmi le patrimoine universel, à l’instar d’autres célébrations mondiales telles que le Nouvel An lunaire chinois, le Roch Hachana en Israël ou le Diwali en Inde.

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