CAN 2025 : la CAF auditionne Pape Thiaw, Sarr et Ndiaye, le Sénégal se défend

 

Neuf jours après son sacre à la CAN 2025, le Sénégal a comparu mardi devant le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football. En cause, les incidents survenus en finale face au Maroc à Rabat, remportée 1-0 après prolongation.

La sélection sénégalaise devait s’expliquer sur deux faits majeurs. D’une part, le retrait momentané de l’équipe du terrain pour protester contre un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période. D’autre part, la tentative d’envahissement de la pelouse par des supporters sénégalais. Dix-huit d’entre eux ont été poursuivis par la justice marocaine pour hooliganisme, après de graves blessures infligées à un stadier.

Dans un communiqué, la Fédération sénégalaise de football précise que la procédure engagée par la CAF repose sur les rapports des officiels de la rencontre ainsi que sur des réserves déposées par la Fédération royale marocaine de football. La FSF indique avoir assuré sa défense avec l’assistance de Maître Seydou Diagne.

L’instance sénégalaise confirme que trois membres de l’équipe nationale ont été particulièrement entendus par la CAF. Le sélectionneur Pape Bouna Thiaw, ainsi que les joueurs Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye, ont été auditionnés et ont présenté leurs arguments de défense. Thiaw, déjà revenu publiquement sur son rôle après la finale, est mis en cause pour avoir initié la sortie temporaire du terrain. Les griefs précis visant Sarr et Ndiaye n’ont pas été détaillés.

Des sanctions individuelles sont envisagées, avec un risque de suspension de plusieurs matchs et d’amendes, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la Coupe du monde 2026. À ce stade, les éléments communiqués laissent penser que la CAF s’oriente davantage vers des sanctions ciblées plutôt que vers une remise en cause du titre sénégalais, malgré certaines rumeurs évoquant des mesures extrêmes.

Le jury disciplinaire a mis l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue dans un délai de quarante-huit heures, conformément au calendrier fixé par la présidente de l’instance.

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