La finale de la CAN 2025 perdue par le Maroc face au Sénégal (0-1 a.p.) continue de susciter de vives réactions. Au centre de toutes les attentions, le penalty manqué par Brahim Diaz, devenu en quelques jours le symbole de la désillusion marocaine.
Sur les réseaux sociaux, une rumeur persistante affirme que ce penalty aurait été volontairement raté, à la suite d’un supposé échange entre Achraf Hakimi et Sadio Mané juste avant la tentative. Une thèse relayée notamment par le compte Soccer 212, qui évoque un accord tacite destiné à apaiser les tensions sur le terrain. Une scène, celle d’un bref échange entre Hakimi et Mané au rond central, est bien visible à l’écran. Mais aucune preuve concrète ne vient étayer cette interprétation.
Aucune confirmation officielle n’a été apportée. Aucun témoignage des joueurs concernés. Pour de nombreux observateurs, cette rumeur relève davantage d’une lecture émotionnelle, née du choc de la défaite et de la pression extrême qui entourait cette finale, disputée à domicile après cinquante ans d’attente.
Le choix de Brahim Diaz d’exécuter une panenka dans un contexte aussi tendu a fortement marqué les esprits. Beaucoup y ont vu une mauvaise appréciation du moment, voire une provocation inutile, surtout après les tensions ayant failli conduire à une sortie de terrain des Lions de la Teranga. L’échec du tir a transformé ce geste audacieux en faute impardonnable aux yeux d’une partie de l’opinion.
Les réactions du joueur semblent pourtant aller dans le sens d’une erreur individuelle. Brahim Diaz, aperçu en larmes après le match, s’est excusé publiquement, assumant sa responsabilité. Rien n’indique un acte prémédité ou arrangé.
Les avis divergent au sein du monde du football. Hervé Renard, ancien sélectionneur du Maroc, s’est montré particulièrement sévère, dénonçant un manque de respect envers un peuple en attente d’un titre historique. À l’inverse, Walid Regragui a choisi de protéger son joueur publiquement, tout en le recadrant en interne afin de préserver l’équilibre du groupe.
Luis Enrique, de son côté, a appelé à la retenue. Rappelant que même les plus grands ont échoué dans des moments décisifs, il a insisté sur la nécessité de respecter les joueurs face à l’erreur, inhérente au sport de haut niveau.
En l’absence de faits établis, l’hypothèse d’un accord Mané–Hakimi reste hautement spéculative. Mais dans l’opinion publique marocaine, le traumatisme est réel. En un tir, Brahim Diaz est passé du statut de héros potentiel à celui de figure controversée. Il lui faudra du temps, et sans doute des performances marquantes, pour reconquérir pleinement la confiance d’un public profondément affecté.



