L’analyse des effectifs des équipes participant à la Coupe d’Afrique des Nations (AFCON) 2025 révèle des différences marquées entre nations en termes d’origine des joueurs. Certains pays s’appuient largement sur des footballeurs nés à l’étranger, tandis que d’autres privilégient les talents locaux.
Comores arrive en tête avec 96 % de son effectif composé de joueurs nés hors du pays, suivie par le Soudan (98 %), l’Égypte, la Zambie, l’Afrique du Sud et le Botswana, toutes avec 100 % de joueurs étrangers. D’autres nations africaines comme la République démocratique du Congo (79 %) et la Guinée équatoriale (68 %) comptent également un effectif majoritairement composé de joueurs nés à l’extérieur.
À l’inverse, plusieurs pays misent sur des joueurs locaux. La Tanzanie et le Burkina Faso comptent seulement 7 % de joueurs étrangers dans leurs effectifs, tandis que le Nigeria et le Bénin affichent chacun 18 %. Le Cameroun (36 %), le Maroc, la Tunisie et le Sénégal (43 % chacun) adoptent une approche plus équilibrée entre joueurs locaux et étrangers.
Ces chiffres montrent que les stratégies de recrutement varient largement selon les nations, souvent en fonction de l’histoire migratoire, de la diaspora et des politiques de formation locales. Pour certains pays, s’appuyer sur des joueurs nés à l’étranger permet de renforcer l’équipe avec des talents évoluant dans des championnats plus compétitifs, tandis que d’autres privilégient le développement de leur vivier local.



