Le patron de l’OMS conteste le retrait américain et avertit d’un monde plus exposé

 

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé estime que la décision des États-Unis de quitter l’OMS repose sur des arguments erronés et comporte des risques majeurs pour la sécurité sanitaire mondiale. Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que ce retrait affaiblit à la fois les États-Unis et l’ensemble de la communauté internationale.

Dans un message publié sur le réseau social X, le responsable onusien a jugé « fausses » les justifications avancées par Washington. Il a souligné que la notification de retrait rend le monde moins sûr, en réduisant la capacité collective de prévention et de réponse face aux menaces sanitaires globales.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a rappelé que les États-Unis, membres fondateurs de l’OMS, ont joué un rôle déterminant dans de nombreuses avancées de l’organisation. Il a insisté sur le fait que l’institution a toujours coopéré avec les autorités américaines et l’ensemble de ses États membres dans le respect de leur souveraineté.

Le directeur général a exprimé l’espoir d’un retour futur de Washington au sein de l’agence sanitaire. Il a réaffirmé que l’OMS poursuivra sa mission avec tous les pays partenaires afin de garantir le droit fondamental à la santé pour tous.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé a défendu sa gestion de la pandémie de Covid-19. Elle a rejeté les accusations américaines évoquant un manque de transparence ou une politisation de ses actions. L’OMS a rappelé son caractère impartial, précisant qu’elle agit sous la direction de 194 États membres et au service de tous, sans favoritisme.

Les autorités américaines ont confirmé la finalisation du retrait des États-Unis de l’OMS, mettant fin à près de 78 ans d’adhésion. Cette décision est devenue effective le 22 janvier, à l’issue du délai réglementaire d’un an prévu par les règles internationales.

Le président Donald Trump critique depuis plusieurs années l’organisation, notamment à propos de sa gestion des débuts de la pandémie de Covid-19. Il lui reproche d’avoir diffusé des informations jugées inexactes, d’entretenir des liens trop étroits avec la Chine et de faire peser une charge financière excessive sur les États-Unis. Ces critiques ont conduit, durant son second mandat, au retrait américain de l’OMS et à l’arrêt de sa contribution financière après près de huit décennies de participation.

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