Après un léger recul à la fin de l’année 2025, l’épidémie de grippe saisonnière repart en France, particulièrement chez les enfants, et entraîne déjà un nombre important de décès, surtout parmi les personnes âgées, a indiqué Santé publique France le mercredi 14 janvier.
Selon l’agence, cette reprise chez les plus jeunes « pourrait provoquer une augmentation des consultations et hospitalisations chez les adultes dans les semaines à venir », tout en soulignant qu’il reste « très difficile de prévoir l’impact exact de cette reprise sur le système de santé ».
L’épidémie touche désormais toute la métropole et la majorité des territoires d’outre-mer, à l’exception de La Réunion, où le virus semble également sur le point de revenir après une première vague.
Les autorités espéraient que le pic ait été atteint au début de l’année, mais après une baisse passagère, les consultations en ville repartent à la hausse, surtout chez les enfants de moins de 15 ans. L’hôpital observe encore globalement une baisse, mais suit souvent avec quelques jours de décalage les tendances observées en ville. Les admissions pour les enfants de moins de cinq ans commencent à augmenter.
Santé publique France note également une hausse persistante des décès liés à la grippe. Bien qu’il soit encore prématuré de publier un bilan chiffré complet, la proportion de décès officiellement attribués à la grippe se rapproche déjà du niveau du pic de 2024-2025 (7,2 % contre 7,4 % à l’époque), touchant principalement les plus de 65 ans.
La saison précédente avait été particulièrement sévère, avec environ 17 600 décès liés à la grippe, contre une moyenne d’environ 10 000, en partie à cause de faibles taux de vaccination. Cette année, la couverture vaccinale a progressé, avec 53 % des plus de 65 ans vaccinés, mais elle reste insuffisante pour atteindre les objectifs de santé publique.
Parallèlement, la bronchiolite, autre épidémie hivernale ciblant surtout les très jeunes enfants, continue de régresser sur la plupart du territoire. Plusieurs régions sont désormais en phase « post-épidémie », et l’Île-de-France affiche un niveau de circulation viral normal.




