À Madagascar, l’Union des Internes a annoncé la suspension de la prise en charge des cas confirmés ou suspects de Mpox. Cette décision reste en vigueur tant que des mesures concrètes de protection sanitaire et sociale ne seront pas instaurées en faveur du personnel médical.
Le ministère de la Santé publique recense actuellement 76 cas suspects répartis dans six régions, dont Boeny, Analamanga, Atsimo-Andrefana, Diana, Vakinankaratra et Itasy. Six infections ont déjà été confirmées, dont cinq à Mahajanga I et une à Antsirabe. Face à l’évolution rapide de la situation épidémiologique, les internes dénoncent des conditions de travail qu’ils jugent à haut risque.
Dans un communiqué, ils expliquent que l’absence de réponse officielle sur l’indemnité de risque constitue l’un des principaux motifs de leur décision. Cette allocation est censée couvrir les dangers liés à l’exposition aux maladies contagieuses. Faute de cadre clair, les internes affirment devoir assumer eux-mêmes leurs frais médicaux en cas de contamination.
Ils pointent également le manque d’équipements de protection individuelle dans les structures sanitaires. Cette pénurie les expose davantage et ne permet pas de garantir leur sécurité au quotidien. Malgré des démarches répétées auprès des autorités, aucune solution concrète n’a, selon eux, été apportée.
L’Union des Internes précise que cette mesure ne concerne pas les pathologies non transmissibles ni les activités médicales habituelles, qui se poursuivent normalement. Elle affirme que l’objectif principal reste la protection de la santé et de la vie des internes, fortement mobilisés pour le fonctionnement du système de santé malgache.



