États-Unis : Joseph Kabila sanctionné pour son rôle présumé dans le conflit à l’est de la RDC

 

Le gouvernement des États-Unis a annoncé des sanctions contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, qu’il accuse de soutenir les rebelles du M23. Selon le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC), l’ancien chef de l’État aurait apporté un soutien financier et politique à des groupes armés actifs dans l’est du pays. Les autorités américaines estiment également qu’il aurait encouragé des défections au sein de l’armée congolaise.

Ces sanctions impliquent le gel de ses avoirs sur le territoire américain ainsi que l’interdiction pour toute entité américaine de mener des transactions avec lui. Washington affirme vouloir renforcer la pression sur les acteurs impliqués dans l’instabilité persistante dans l’est de la RDC, où les combats se poursuivent malgré les efforts diplomatiques engagés.

Le M23 reste un acteur central du conflit, avec des accusations internationales de soutien extérieur, notamment de la part du Rwanda. Le groupe contrôle plusieurs zones stratégiques dans la région.

Un accord de paix avait été signé à Washington en décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda, mais les affrontements n’ont pas totalement cessé.

Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, réside en Afrique du Sud depuis 2023. Sa réapparition politique dans l’est du pays en 2025 avait déjà relancé les tensions autour de la crise sécuritaire.

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