Le gouvernement du Burkina Faso a rejeté un rapport publié par l’ONG Human Rights Watch sur la situation des droits humains dans le pays. L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, Gilbert Ouédraogo. Les autorités qualifient le document de « faux rapport », évoquant des « allégations graves infondées » et des « insuffisances méthodologiques ». Elles accusent l’ONG d’être déconnectée des réalités du terrain et de relayer des témoignages orientés.
Selon le gouvernement, ce rapport viserait à « diaboliser » les forces armées burkinabè et à nuire à l’image du pays sur la scène internationale. Ouagadougou insiste sur le fait que ses forces combattantes agissent dans le respect des lois nationales et des engagements internationaux en matière de droits humains.
Les autorités rappellent que la lutte contre le terrorisme reste une priorité nationale et affirment qu’elle est menée avec professionnalisme, dans le souci de protéger les populations civiles.
Le gouvernement va plus loin en dénonçant ce qu’il considère comme des « officines impérialistes déguisées en ONG » et se réserve le droit de prendre des mesures contre ces organisations.
Dans son rapport, l’ONG affirme que plus de 1 800 civils auraient été tués depuis 2023, impliquant l’armée, des milices alliées et des groupes armés liés à Al-Qaïda, des accusations fermement rejetées par les autorités burkinabè.



