Les forces combattantes du Burkina Faso annoncent la neutralisation de Karim Torodo, alias Abdoul Bachirou, présenté comme l’émir du Nakambé affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. Il faisait l’objet d’une prime de 175 millions de FCFA.
L’opération se déroule le 16 janvier 2026 dans la province du Koulpélogo, entre Koogo et Menè. Les soldats tendent une embuscade à une colonne de combattants armés.
Les affrontements font 57 morts parmi les assaillants, dont plusieurs cadres du groupe. Karim Torodo figure parmi les personnes tuées.
Âgé de 35 ans et originaire de Kankanmogré, dans la province du Boulgou, il rejoint les groupes armés en 2019. Il suit une formation dans la zone de Pama avant de poursuivre son parcours dans plusieurs pays de la sous-région.
Son influence s’étend sur plusieurs zones, notamment le Nakambé, le Gulmu, la Sirba, la Tapoa et le Soum. Il mène des actions dans plusieurs localités, dont Tenkodogo, Bittou et Bane, ainsi que dans plusieurs communes du Koulpélogo.
Les autorités lui attribuent de nombreuses attaques contre les forces de défense et les populations civiles. Elles évoquent aussi des déplacements forcés de populations, des sabotages d’infrastructures et des destructions de cultures.
Sa neutralisation intervient après l’arrestation, en août 2025, d’un autre cadre du GSIM, Ousmane Dicko, alias Abdoulaye de Kotandi.
Les responsables militaires estiment que ces opérations traduisent un affaiblissement des groupes armés dans la zone Est et une progression des actions de sécurisation du territoire.



