Le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, s’est exprimé au cours d’un long entretien accordé à la presse nationale et internationale hier soir jeudi deux avril 2026. Il a salué les relations avec le Togo, qualifiant le pays de « frère » et non simplement de partenaire stratégique. Il a souligné que, dans les périodes difficiles, le Togo a toujours soutenu le Burkina Faso, notamment dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Le chef de l’État a mis en avant la coopération bilatérale, notamment sur les plans économique et sécuritaire. Il a indiqué que les deux pays collaborent étroitement dans la lutte contre le terrorisme, avec une coordination accrue entre les forces armées au niveau local.
Selon lui, cette coopération s’est renforcée au point de dépasser les mécanismes classiques d’autorisation étatique, permettant une action plus rapide sur le terrain. Il a qualifié ce partenariat d’« exceptionnel » et fondé sur la fraternité.
Abordant la question de la sécurité, le président a affirmé que son pays fait face à de nombreuses tentatives de déstabilisation. Il a évoqué un combat permanent contre des forces qu’il accuse de vouloir freiner l’émancipation de l’Afrique.
Il a également insisté sur sa vision de la jeunesse africaine, qu’il souhaite voir rester et travailler sur le continent plutôt que de migrer.
Concernant l’impérialisme, le président Traoré a estimé qu’il ne se limite pas à une question de race ou de pays, mais qu’il s’agit avant tout d’une « mentalité ». Il a appelé à une prise de conscience collective sur les enjeux de souveraineté et de développement en Afrique.



