Le Sénégal a officiellement promulgué la loi qui renforce les sanctions prévues pour les actes qualifiés de « contre nature ». Le texte a été publié au Journal officiel après son adoption par une large majorité de députés. Cette réforme modifie l’article 319 du Code pénal. Elle prévoit désormais des peines d’emprisonnement de cinq à dix ans, accompagnées d’amendes allant de deux à dix millions de francs CFA. L’ancienne législation fixait des peines de un à cinq ans de prison.
La loi introduit aussi une définition élargie des actes concernés et sanctionne l’apologie ainsi que le financement de ces pratiques. Ces infractions exposent leurs auteurs à des peines de trois à sept ans de prison et à des amendes supplémentaires. Ce texte intervient dans un contexte marqué par plusieurs arrestations depuis le mois de février. Des dizaines de personnes ont été interpellées dans le cadre d’opérations en cours.
Les autorités avaient évoqué une criminalisation totale avant leur arrivée au pouvoir. Elles ont finalement choisi de renforcer les sanctions tout en maintenant ces actes au rang de délit. Le Sénégal s’inscrit dans un cadre continental où plusieurs pays pénalisent ces pratiques, tandis que d’autres ont opté pour leur dépénalisation ou leur reconnaissance légale.


