Les autorités maliennes accélèrent la lutte contre le dragage illégal sur le fleuve Niger. Une nouvelle opération menée le 30 mars permet la saisie et la destruction de 38 dragues dans plusieurs localités du pays.
Les interventions s’étendent de Koulikoro à Katibougou, après des passages à Yanfolila, Bougouni, Moribabougou et Baguinéda. Cette campagne vise à freiner l’exploitation aurifère illégale dans le lit du fleuve, une pratique interdite par le code minier malien.
Les autorités justifient cette offensive par la dégradation de l’environnement. Le dragage mécanique affecte la qualité de l’eau, fragilise les berges et réduit les ressources halieutiques. Le fleuve Niger reste un pilier pour l’agriculture, la pêche et l’approvisionnement en eau.
Cette opération s’inscrit dans une série d’actions engagées depuis plusieurs mois. En novembre 2025, 23 dragues avaient déjà été détruites à Koulikoro. D’autres saisies ont suivi dans plusieurs zones, notamment à Yanfolila.
En juillet 2025, l’armée malienne mène l’opération « Djoliba Saniya ». Cette intervention aboutit à la destruction de 206 dragues et de plusieurs installations dans la région de Koulikoro, notamment à Bancoumana, Kangaba et Danga.
Au total, plus de 290 dragues ont été détruites ou saisies en moins de neuf mois, selon les données disponibles. Les autorités entendent poursuivre les opérations dans d’autres zones du bassin afin de maintenir la pression sur les sites encore actifs.
Malgré l’interdiction, cette activité persiste dans certaines zones. Elle constitue une source de revenus pour plusieurs riverains et orpailleurs, ce qui complique son éradication.



