La France a relancé les expulsions de ressortissants algériens faisant l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), après une interruption d’environ un an. L’information est confirmée par l’association La Cimade.
Selon cette organisation, plusieurs renvois ont déjà eu lieu. Deux personnes détenues au centre de rétention administrative de Rennes ont été expulsées vers l’Algérie le 25 mars. D’autres cas sont en cours, notamment à Toulouse où des procédures avancées permettent de programmer de nouveaux départs.
Parmi les personnes concernées figurent des profils très différents. Certains sont installés en France depuis plusieurs décennies, avec une vie familiale sur place, tandis que d’autres sont arrivés récemment.
Cette reprise intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Paris et Alger. Les expulsions avaient été suspendues après une dégradation des relations liée à la position française sur le Sahara occidental et à d’autres différends politiques.
La question migratoire est devenue un point de friction majeur entre les deux pays. La France reproche à l’Algérie de refuser la délivrance de laissez-passer consulaires, nécessaires pour exécuter les expulsions. De son côté, l’Algérie conteste ces pressions et les décisions françaises.
Les relations entre les deux capitales se sont encore tendues à partir de 2024, avec plusieurs incidents diplomatiques et des mesures de rétorsion mutuelles.
Sur le plan statistique, les ressortissants algériens figurent parmi les plus nombreux dans les centres de rétention en France, avec plus de 5 000 personnes concernées en 2024, selon La Cimade.
Dans ce contexte, les autorités françaises affirment vouloir poursuivre un « dialogue exigeant » avec Alger afin d’obtenir des résultats concrets sur les questions de sécurité et de migration.



