Un réseau de médecins soudanais accuse les Forces de soutien rapide (FSR) d’avoir provoqué le déplacement d’environ 3 000 personnes dans l’État du Nil Bleu, dans le sud-est du pays, à la suite de violents affrontements à Al-Kurmuk.
Selon le Sudan Doctors Network, des combattants des FSR ont investi la ville, pillé des infrastructures sanitaires et détruit son principal hôpital. Des équipements médicaux auraient été emportés et du personnel de santé agressé, faisant au moins un blessé grave.
Face à cette situation, des milliers d’habitants, dont des femmes et des enfants, ont fui vers Ad-Damazin, capitale de l’État, ainsi que vers des zones frontalières en Éthiopie. Le groupe médical dénonce des actes de destruction et de pillage systématiques attribués aux FSR, qui n’ont pas réagi à ces accusations.
De son côté, le gouverneur du Nil Bleu, Ahmed Al-Omda Badi, affirme que la situation reste globalement stable, y compris dans les zones frontalières avec l’Éthiopie et le Soudan du Sud. Il évoque des évolutions susceptibles de favoriser un retour des populations déplacées.
Ces violences interviennent dans un contexte de conflit prolongé entre l’armée soudanaise et les FSR, engagé depuis avril 2023. Les combats ont déjà provoqué une crise humanitaire majeure, avec des millions de déplacés à travers le pays.


