Le candidat Paul Hounkpe et son parti, Force Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), dévoilent un projet de société ambitieux pour la présidentielle d’avril 2026. Objectif affiché : rebâtir la fierté béninoise et rompre avec les politiques jugées inefficaces des dernières décennies.
Le document repose sur une critique frontale de la gouvernance actuelle. Il évoque des atteintes aux libertés, des pertes d’emplois et une centralisation du pouvoir qui fragilise la démocratie. Face à ce constat, le duo Hounkpe–Hounwanou propose une refondation politique, économique et sociale du pays.
Le projet s’articule autour d’une vision claire : faire du Bénin, d’ici 2033, un État démocratique, prospère, juste et capable de réduire la pauvreté et le chômage. Il met l’accent sur la justice sociale, la bonne gouvernance et la participation citoyenne, considérées comme des leviers essentiels du développement.
Sur le plan politique, la FCBE promet un retour à un système plus inclusif. Elle propose un gouvernement d’union nationale, la libération des détenus politiques et la relecture du code électoral. Le parti veut également restaurer la séparation des pouvoirs et garantir un statut effectif à l’opposition.
Dans le secteur de l’éducation, le diagnostic est sévère. Le système est jugé inadapté au marché de l’emploi, mal structuré et sous-financé. En réponse, le projet prévoit la titularisation des enseignants contractuels, la gratuité du primaire et du maternel, ainsi qu’une réforme profonde des programmes et des universités.
Le volet santé met en lumière les faiblesses du système sanitaire. Le document insiste sur la mortalité élevée, le manque d’équipements et l’insuffisance de couverture médicale. Les solutions proposées incluent un accès universel aux soins, une meilleure prise en charge des maladies et un renforcement des infrastructures.
Sur le plan économique, le projet critique une croissance jugée non inclusive. Il dénonce la domination du secteur informel, le faible soutien aux entreprises locales et la dépendance aux importations. La FCBE propose une diversification de l’économie, la promotion de l’industrie de transformation et une amélioration du climat des affaires.
L’agriculture occupe une place centrale. Le parti dénonce une dépendance excessive au coton et appelle à une modernisation du secteur. Il prévoit la mécanisation, la sécurisation foncière, la création de banques agricoles et la relance de structures publiques comme l’ONASA pour garantir la sécurité alimentaire.
La question de l’emploi des jeunes est également prioritaire. Le document évoque un taux de chômage élevé et une inadéquation entre formation et emploi. Il propose la création de fonds dédiés, le développement de l’entrepreneuriat et la mise en place d’un institut national de la jeunesse.
Sur le plan sécuritaire, la FCBE met en avant la montée de l’insécurité, notamment dans le nord. Elle prévoit un renforcement des moyens des forces de défense et une meilleure sécurisation des frontières.
Le projet aborde aussi la diplomatie, la justice et la presse. Il promet une diplomatie plus ouverte, une justice indépendante et la restauration de la liberté de la presse, jugée aujourd’hui fragilisée.
Enfin, le document insiste sur la modernisation de l’administration publique. Il propose de lutter contre la corruption, d’améliorer les services publics et de renforcer la formation des agents de l’État.
Au total, le projet de société de Paul Hounkpe se présente comme une alternative globale. Il combine critique du système actuel et propositions structurées. Reste désormais une question centrale : cette vision saura-t-elle convaincre un électorat en quête de changement et de résultats concrets ? A suivre !


