À African Burial Ground National Monument, en plein cœur de Lower Manhattan, le président ghanéen John Dramani Mahama a conduit une cérémonie de dépôt de gerbe en mémoire de près de 20 000 Africains inhumés sur ce site historique.
Face à ce lieu chargé d’histoire, il a salué la mémoire de ces hommes et femmes, en majorité réduits en esclavage, arrachés à leur terre et à leurs familles. Il a rappelé que certains reposant sur ce site étaient libres, mais que la grande majorité avait subi la brutalité du système esclavagiste.
Le dirigeant ghanéen a ensuite établi un lien direct avec l’histoire de son pays. Il a souligné que le Ghana abrite plus d’une trentaine de forts et châteaux liés à la traite négrière, un nombre supérieur à celui de tout autre pays africain. Cette réalité renforce, selon lui, la probabilité que de nombreux Africains enterrés à New York aient transité par ces lieux ou soient originaires de ce territoire.
Dans un message empreint de gravité, il a élargi l’hommage à toutes les victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique. Il a évoqué des vies brisées, des familles séparées et des destins irréversiblement bouleversés.
Cette cérémonie s’inscrit dans un programme plus large d’activités menées à New York. L’objectif est clair : entretenir le devoir de mémoire, nourrir la réflexion sur la justice historique et relancer le débat mondial sur les réparations liées à l’esclavage.


