L’Organisation des Nations unies, par le biais de son Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Turk, a dénoncé la multiplication des actes et discours racistes au sein des sociétés, estimant que les avancées obtenues dans la lutte contre ce fléau sont menacées.
À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, M. Turk a rappelé que des cadres internationaux, des lois nationales et la reconnaissance des injustices historiques avaient permis des progrès vers une société plus juste. Cependant, il a alerté sur un « point de non-retour », où ces avancées sont contestées, retardées ou remises en cause par ceux qui prospèrent sur la division, la polarisation et les structures discriminatoires.
Le Haut-Commissaire a souligné que si la ségrégation physique n’existe plus dans les espaces publics comme les bus, elle persiste dans les mentalités et les modes de vie. La discrimination raciale reste, selon lui, la plus courante, affectant des millions de personnes. Les discours de haine ciblent particulièrement les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile, créant méfiance et chaos dans les sociétés.
Pour contrer ces phénomènes, Volker Turk a appelé à réglementer les activités commerciales et sécuriser les espaces en ligne. Il a également encouragé la vérification des faits, l’éducation à l’histoire et aux droits humains afin de reconnaître notre humanité commune et de déjouer les manœuvres de division.


