Les autorités du Mali ont procédé à la libération de plus de 100 personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes jihadistes. Cette décision s’inscrit dans un accord visant à mettre fin aux attaques contre les convois de carburant.
Selon plusieurs sources sécuritaires, cet arrangement a permis d’ouvrir un corridor afin de garantir le passage des camions-citernes vers Bamako, la capitale, fortement affectée par les pénuries. Depuis septembre, des combattants liés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, multiplient les attaques contre ces convois, paralysant l’approvisionnement en carburant.
Des responsables locaux confirment que les libérations concernent principalement de jeunes hommes accusés d’activités jihadistes. En contrepartie, les attaques contre les camions ont cessé ces derniers jours.
La trêve devrait se maintenir jusqu’à la fête de la Aïd al-Adha, prévue à la fin du mois de mai. Par ailleurs, des membres de la communauté peule, souvent assimilée à tort aux groupes armés, figurent aussi parmi les personnes libérées.
Depuis 2012, le Mali fait face à une crise sécuritaire persistante, alimentée par des groupes liés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, ainsi que par des réseaux criminels locaux.



