Il n’existe aucune base militaire française dans le nord du Bénin, rassure le Général d’Armée aérienne Fabien Mandon, Chef d’Etat-major des armées françaises

 

Une réunion tripartite s’est tenue le 19 mars 2026 à la caserne de Togbin, à Cotonou. Les chefs d’état-major des armées du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la France ont échangé sur la situation sécuritaire dans la sous-région et sur les perspectives de coopération. Le général de corps d’armée Fructueux Gbaguidi a reçu le général d’armée Lassina Doumbia et le général d’armée aérienne Fabien Mandon.

À cette occasion, Bip Radio a réalisé un entretien avec le chef d’état-major des armées françaises. Le général Fabien Mandon a expliqué les objectifs de cette rencontre et a évoqué la menace terroriste dans la région.

Il a indiqué que le terrorisme constitue un défi ancien qui s’est intensifié ces dernières années. Selon lui, les groupes armés, autrefois concentrés dans le Sahel, étendent désormais leurs activités jusqu’aux frontières du Bénin et de la Côte d’Ivoire. Il a ajouté que la situation sécuritaire s’est dégradée dans certains pays sahéliens, ce qui renforce la capacité d’action de ces groupes.

Les armées béninoise et ivoirienne ont présenté un état des lieux de la situation sécuritaire. Les échanges ont permis d’identifier plusieurs difficultés, notamment la mobilité des groupes armés qui opèrent sur plusieurs territoires et utilisent des zones difficiles d’accès. Le général français a évoqué l’existence de réseaux transnationaux et la présence de combattants venus de différents pays.

La coopération militaire a occupé une place centrale dans les discussions. Les responsables ont évalué les actions en cours et ont identifié des axes d’amélioration. Le général Fabien Mandon a évoqué un appui fondé sur la formation des soldats, le partage d’expérience et le conseil stratégique. Il a rappelé que la France agit à la demande de ses partenaires et dans le respect de leur souveraineté.

L’entretien accordé à Bip Radio a aussi abordé la question des trafics, notamment celui du pétrole, qui finance certaines activités criminelles. Le responsable militaire a estimé que ces réseaux favorisent l’enrôlement de jeunes.

Interrogé sur les accusations formulées par certains pays de l’Alliance des États du Sahel, le chef d’état-major français a rejeté toute intention de déstabilisation. Il a affirmé qu’il n’existe pas de base militaire française dans le nord du Bénin et a dénoncé des informations qu’il juge inexactes. Il a précisé que la France n’intervient pas dans les affaires internes de ces États et respecte leur souveraineté.

La rencontre de Cotonou vise à renforcer la coordination entre partenaires face à une menace sécuritaire qui continue de peser sur la sous-région.

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