Quatre individus liés à la DZ Mafia ont été mis en examen par le parquet de Marseille pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et d’un délit en bande organisée ». Ces interpellations, réalisées lundi par la brigade de répression du banditisme, s’inscrivent dans le cadre d’une enquête sur des projets d’actions violentes.
Parmi les quatre personnes, l’une a été placée en détention provisoire, une autre sous contrôle judiciaire, tandis que le parquet a demandé la détention provisoire pour les deux dernières, décision examinée mercredi après-midi. L’affaire pourrait être liée à Gabriel O., chef présumé de la DZ Mafia, récemment transféré à la prison d’Aix-Luynes, et attendu à partir du 23 mars à Aix-en-Provence pour un double assassinat commis en 2019.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait précisé que ces projets violents impliquaient l’achat de tenues de policiers et pompiers, de talkies-walkies, gyrophares, brassards, fumigènes et cordes, ainsi que la location d’un appartement. Des téléphones portables avaient également été saisis début mars dans la prison, dans une cellule destinée à Gabriel O.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large : 42 personnes soupçonnées d’appartenir à la DZ Mafia ont déjà été interpellées, dont 26 mises en examen récemment. Le procureur a souligné la « féminisation du narcobanditisme », avec neuf femmes parmi les personnes mises en cause. L’âge moyen des mis en examen est de 28 ans, et six étaient jusqu’à présent inconnues de la justice. Un avocat figure également parmi les suspects, soupçonné de corruption pour permettre à un dirigeant emprisonné de communiquer avec l’extérieur.
Cette série de mises en examen illustre l’intensification des enquêtes visant à démanteler les structures logistiques et financières de la DZ Mafia, et à prévenir la mise en œuvre de projets criminels violents dans la région marseillaise.



