Un juge fédéral américain a ordonné mardi la reprise des émissions de la radio publique Voice of America (VOA) ainsi que la réintégration de plus de mille employés écartés du média en juin dernier. La décision du juge Royce Lamberth intervient dix jours après un jugement qui a estimé illégale la nomination de la responsable chargée de superviser les licenciements massifs au sein de la radio.
Le magistrat a exigé le retour au travail de mille quarante-deux employés de VOA, placés en congé administratif rémunéré depuis près d’un an. Il a fixé la date du 23 mars pour l’exécution de cette décision.
La mesure concerne une restructuration engagée par Kari Lake, ancienne présentatrice de télévision. Après sa nomination à la tête de l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), elle avait annoncé des réductions importantes de financements et d’effectifs. L’USAGM supervise plusieurs médias internationaux, dont Voice of America, Radio Free Europe et Radio Free Asia.
Le juge a aussi demandé à l’agence de présenter un plan destiné à relancer les diffusions à l’international.
Trois employés de VOA à l’origine de la plainte contre la décision de Kari Lake ont salué ce jugement. Ils ont exprimé leur volonté de réparer les conséquences des mesures prises au sein de l’agence et de reprendre la mission confiée par le Congrès, qui consiste à informer le public international.
Créée pendant la Seconde Guerre mondiale, Voice of America a pour objectif de diffuser la vision des États-Unis à travers le monde, en particulier dans les pays où la liberté de la presse reste limitée. L’administration américaine a toutefois indiqué son intention de contester la décision de justice concernant l’illégalité de la nomination de Kari Lake.



