Au moins 23 personnes ont été tuées et plus de 100 autres blessées lors d’une série d’attaques menées par des insurgés présumés du groupe Boko Haram à Maiduguri, capitale de l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, selon l’Agence nationale de gestion des urgences du Nigeria (NEMA).
Les attaques, décrites comme des attentats-suicides coordonnés, ont visé plusieurs sites très fréquentés : l’Hôpital universitaire de Maiduguri ainsi que deux marchés importants, le Post Office Market et le Monday Market. Les explosions ont provoqué la panique parmi les habitants et les commerçants.
Selon des sources locales, les détonations se sont produites peu après la rupture du jeûne et la prière du soir observées par les musulmans lundi.
Le coordinateur zonal de la NEMA, Surajo Abdullahi, a indiqué que 169 victimes avaient été évacuées vers trois hôpitaux de la ville. « Ce matin, nous avons confirmé 23 morts alors que nous continuons de suivre l’évolution de la situation », a-t-il déclaré.
Ces violences ravivent les inquiétudes concernant une possible résurgence des attaques de Boko Haram dans la région. La semaine précédente, des insurgés avaient déjà attaqué trois bases militaires autour de Maiduguri.
Depuis plus d’une décennie, l’insurrection dans le nord-est du Nigeria a causé des milliers de morts, des déplacements massifs de populations et d’importantes destructions d’infrastructures.
Le gouverneur de l’État de Borno, Babagana Umara Zulum, a condamné des attaques « barbares et inhumaines » et a réaffirmé l’engagement des autorités à renforcer la sécurité et à protéger les civils.
Les agences de sécurité poursuivent leurs enquêtes pour déterminer les circonstances exactes et les responsables de ces attaques, tandis que les habitants sont appelés à rester vigilants et à signaler toute activité suspecte.



