Le chef d’état-major des armées de Guinée, le Général Ibrahima Sory Bangoura, a affirmé que l’armée défendra l’intégrité territoriale du pays face aux tensions récentes aux frontières. Au cours d’une réunion tenue hier, samedi 14 mars à Conakry, le haut commandement militaire a fait le point sur les incidents signalés aux frontières avec le Libéria et la Sierra Leone. Selon le général Bangoura, l’armée dispose de preuves attestant d’une violation du territoire guinéen.
Il a expliqué que cette réunion, organisée en présence du ministère des Affaires étrangères, fait suite à des instructions du président Mamadi Doumbouya visant à transmettre aux autorités diplomatiques toutes les données techniques prouvant ces incidents. « Aucune portion de terrain ne sera cédée à qui que ce soit », a-t-il averti, assurant que l’armée ne faillira pas à sa mission de défense du territoire.
Face à la montée des tensions, le ministre guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a annoncé la convocation prochaine d’un sommet de l’Union du fleuve Mano afin de discuter de la gestion des zones frontalières entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.
Début mars, des affrontements ont été signalés près de la localité guinéenne de Kiéssènèye, non loin de Guéckédou, à environ 700 kilomètres de Conakry. Les autorités de Monrovia ont affirmé que les incidents se sont déroulés dans le district de Foya, sur le territoire libérien, signalant qu’un citoyen avait été blessé et annonçant l’ouverture d’une enquête.
Un autre incident frontalier a récemment opposé la Guinée à la Sierra Leone. Le 22 février, l’armée guinéenne avait arrêté 16 militaires sierra-léonais accusés d’avoir pénétré sur le territoire guinéen dans la préfecture de Faranah. Après des discussions entre les deux gouvernements, ces militaires ont finalement été libérés à la suite d’une visite à Conakry du ministre sierra-léonais des Affaires étrangères, Alhadji Timothy Kabba.
Les autorités sierra-léonaises ont indiqué privilégier la voie diplomatique pour régler ce différend frontalier.



