Afrique du Sud : Israël dépose sa réponse à la CIJ dans l’affaire sur Gaza

 

Le gouvernement de Afrique du Sud a pris acte du dépôt par Israël de sa réponse aux arguments écrits sud-africains dans l’affaire portée devant la Cour internationale de Justice (CIJ) concernant l’application de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide dans la bande de Gaza.

L’État israélien a soumis sa réponse le 12 mars 2026. Initialement, la CIJ avait fixé au 28 juillet 2025 la date limite pour répondre au mémoire déposé par l’Afrique du Sud le 28 octobre 2024. Toutefois, Israël avait demandé à deux reprises une prolongation des délais, qui lui ont été accordées par la Cour.

Les autorités sud-africaines ont indiqué qu’elles allaient désormais analyser cette réponse afin de déterminer la prochaine étape de la procédure. Pretoria pourrait soit demander l’autorisation de soumettre de nouveaux arguments écrits en réplique, soit passer directement à la phase orale devant la Cour.

Dans son communiqué, le gouvernement sud-africain a également évoqué la situation humanitaire toujours critique dans la bande de Gaza, marquée par des frappes israéliennes continues, des pertes humaines importantes et de graves dégâts aux infrastructures essentielles, malgré un cessez-le-feu annoncé le 10 octobre 2025.

Pretoria rappelle par ailleurs que trois ordonnances contraignantes de la Cour internationale de Justice ont déjà été rendues dans cette affaire, demandant notamment à Israël de prévenir tout acte de génocide et de garantir l’accès rapide à l’aide humanitaire.

Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a récemment averti que la situation à Gaza restait « désastreuse », en raison des bombardements, mais aussi du manque d’accès à la nourriture, à l’aide humanitaire et aux services essentiels.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a déclaré que la crise à Gaza devait être l’occasion pour la communauté internationale de réaffirmer l’importance du droit international et du système multilatéral, en particulier du rôle de l’ONU et des mécanismes de règlement pacifique des différends comme la CIJ. Selon lui, l’Afrique du Sud reste déterminée à défendre les principes de la Convention sur le génocide et de la Charte des Nations unies afin de prévenir les atrocités et préserver la paix mondiale.

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