Des tensions ont été signalées le 10 mars à Kiéssènèye, près de Guéckédou, à la frontière entre la Guinée et le Libéria. Selon des médias guinéens, des jeunes Libériens ont retiré le drapeau guinéen pour y hisser celui de leur pays, provoquant l’intervention de militaires guinéens et des accrochages avec les populations locales. Les soldats guinéens se sont ensuite repliés pour éviter une escalade.
Le Libéria affirme que la zone appartient à son territoire, tandis que la Guinée conteste cette position. Des jeunes Guinéens ont tenté de réagir, mais le préfet de Guéckédou les a dissuadés. Les autorités libériennes ont publié un communiqué appelant au calme et annoncé des actions de sensibilisation pour prévenir de nouveaux incidents.
Ces tensions surviennent après une rencontre de haut niveau le 8 mars à Guéckédou entre le général Ibrahima Kalil Condé, ministre guinéen de l’Administration du territoire, et Niuma Ley, ministre libérien des Affaires intérieures. Les deux parties avaient convenu de privilégier la diplomatie pour résoudre leurs différends.
Le différend inclut également des incidents liés à l’extraction de sable dans le fleuve Makona. La Guinée accuse le Libéria d’opérations illégales sur son territoire, tandis que Monrovia soutient que l’activité se déroulait dans la ville de Foya, côté libérien. Le général Condé a dénoncé le déplacement du drapeau libérien comme une occupation illégale, contraire au principe d’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.


