À l’occasion de la 41ᵉ Journée internationale des droits des femmes, le président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a appelé à une mobilisation nationale contre les féminicides au Cameroun.
Dans une déclaration rendue publique à Yaoundé le 8 mars 2026, l’opposant camerounais a dénoncé la multiplication des meurtres de femmes dans le pays, qu’il qualifie de phénomène « de plus en plus courant » et révélateur, selon lui, d’une perte des valeurs sociales.
Selon les données citées par Maurice Kamto, 212 cas d’homicides de femmes ont été enregistrés entre 2023 et le début du mois de mars 2026. Dans le détail, 42 cas ont été recensés en 2023, 77 en 2024 et 67 en 2025. Pour les deux premiers mois de l’année 2026 seulement, 26 cas auraient déjà été signalés.
Face à cette situation, il a condamné avec fermeté les violences mortelles faites aux femmes, estimant qu’aucune circonstance ne peut justifier le meurtre d’une femme. Il a également salué l’action des organisations et défenseurs des droits des femmes qui œuvrent pour sensibiliser l’opinion et soutenir les victimes.
Le leader du MRC a par ailleurs critiqué l’inaction des autorités camerounaises, appelant notamment le département ministériel chargé de la promotion de la femme et de la famille à jouer un rôle plus actif dans la protection des femmes.
Pour Maurice Kamto, la Journée internationale des droits des femmes doit être l’occasion d’une réflexion nationale sur la place et la protection des femmes dans la société, au-delà des célébrations symboliques.
Dans son message adressé aux femmes camerounaises, il a exprimé ses vœux de paix, de dignité et de sécurité, tout en appelant à construire une société où les femmes peuvent vivre et contribuer pleinement au développement du pays.



