
Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a réaffirmé la position de l’Espagne face à la crise qui s’intensifie au Moyen-Orient. Dans une déclaration institutionnelle prononcée ce mercredi 4 mars 2026 à Madrid, il a insisté sur le rejet de la guerre et la nécessité d’une solution diplomatique.
Le dirigeant espagnol a exprimé la solidarité du peuple espagnol envers les pays touchés par les attaques iraniennes, intervenues après des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Il a évoqué un bilan humain lourd, des perturbations majeures du trafic aérien et une instabilité des marchés internationaux, notamment en raison des tensions autour du détroit d’Ormuz.
Face à cette situation incertaine, le gouvernement espagnol adopte une ligne constante. Il rejette toute violation du droit international, refuse la logique de résolution des crises par la force et appelle à tirer les leçons des conflits passés. Pour Pedro Sánchez, la position de Madrid se résume en quatre mots : non à la guerre.
Le Premier ministre a rappelé les conséquences de la guerre en Irak, qu’il considère comme un précédent négatif marqué par une montée du terrorisme, des crises migratoires et une hausse des prix de l’énergie. Il a averti que le conflit actuel pourrait générer une nouvelle période d’incertitude économique mondiale.
Sur le plan pratique, l’exécutif espagnol a lancé plusieurs actions. Les services diplomatiques et militaires travaillent au rapatriement des ressortissants espagnols présents au Moyen-Orient. Le gouvernement étudie aussi des mesures pour atténuer un éventuel impact économique sur les ménages, les entreprises et les travailleurs.
Madrid prévoit en outre de coopérer avec les pays de la région favorables à la paix et au respect du droit international, tout en coordonnant sa réponse avec ses partenaires européens. L’Espagne continuera d’exiger un cessez-le-feu et une issue diplomatique au conflit.
Pedro Sánchez a conclu en affirmant que l’Espagne se range du côté du droit international et de la paix, estimant qu’une spirale de violence reste évitable si les puissances impliquées privilégient le dialogue.




